Julie-Annabelle Schimel Photographe professionnelle & Vidéo

LAFFON-PARIAS : « IL NE FAUT PAS VIVRE DU PASSÉ »

Carlos Laffon-Parias préfère regarder vers l'avant plutôt que vers le passé, même si celui-ci inclut de belles victoires.

Carlos Laffon-Parias, le plus Espagnol des entraîneurs français, a su s'imposer dans le paysage hippique tricolore en gagnant le Prix de l'Arc de Triomphe en 2012 avec Solemia. 

Cette même année, Carlos Laffon-Parias avait terminé troisième, à 3.000 € de Jean-Claude Rouget qui avait eu presque le double de partants (169 à 89). Ce n’est pas sur une année exceptionnelle que l’on peut juger les statistiques d’un entraîneur, mais sur la durée. Le plus Espagnol des Cantiliens a rarement raté une saison. Depuis 2008, il a gagné cinquante-six courses black types, dont vingt-neuf Groupes, et avec trente-neuf chevaux différents. Deux mille douze a été son année record avec douze succès black types, mais l’écurie Laffon-Parias n’est pas descendue en dessous de quatre.

Le succès de Solémia dans le Prix de l'Arc de Triomphe 2012 est-il le plus beau de votre carrière ?
L'Arc se situe tard dans l'année. Ce n'est pas toujours le meilleur cheval qui gagne, mais celui qui arrive en meilleure condition physique.

Est-ce le meilleur cheval que vous ayez entraîné ?
J'ai déjà eu de très bons chevaux, comme Keltos, Chinchon, et Falco. Le second m'a permis de faire le tour du monde, et a gagné presque trois millions d'euros.

Regardez-vous souvent en arrière le chemin parcouru ?
Il ne faut pas vivre du passé et toujours avoir de la motivation. J'ai vécu de très bons moments, comme l'Arc, mais c'est fini. Les mauvais souvenirs, c'est pareil.

Ses nouveaux chevaux, à découvrir dans ce mini reportage tourné lors de notre passage à Chantilly ;)